posté le 11-02-2014 à 14:32:56
Haŋblečeya: Pleurer pour une Vision
Haŋblečeya: Pleurer pour une Vision

Un Amérindien part en quête de visions dans un endroit isolé, la plupart du temps sans eau, ni nourriture.
L’homme
ou la femme en quête reste isolé aussi longtemps qu’il est nécessaire
pour atteindre le but désiré. La quête peut ainsi durer jusqu’à trois ou
quatre jours.
La forme de la quête varie selon la culture de la tribu et la raison
pour laquelle une vision est recherchée. Si une personne réussit sa
quête de vision, cela signifie qu’il aura été en contact avec une aide
ou un guide spirituel. La présence de ce guide est souvent signalée par
une expérience visionnaire ou le contact avec un animal.
Tous les
hommes et toutes les femmes peuvent « pleurer pour
une vision », ou
selon les dires de Black Elks « se lamenter », mais seules les personnes
dignes en recevront une. Pour bien entreprendre une Quête de Vision, un
Wičasa Wakan – Homme Saint – est censé conseiller la personne en quête
et interpréter la vision.
La raison principale pour entreprendre une
telle Quête de Raison est qu’une personne peut ainsi mieux comprendre
son harmonie avec toutes les choses et acquérir une meilleure
connaissance du Grand Esprit.
Une personne s’engageant dans une Quête de Vision commence

par amener
une pipe pleine à l’Homme Saint. Il entre et demande à l’Homme Saint
s’il veut bien être son guide et prier pour lui. Tous ceux qui sont
présents fument la pipe. La cérémonie Inipi est alors conduite pour les
purifier. La tradition veut que la personne en quête bâtisse seule la
hutte à sudation. Ensuite, la personne en quête reprend sa pipe, avec un
peu de tabac, avant de se rendre dans son endroit isolé, souvent sur
une montagne élevée ou au bord d’un ravin. Les aides préparent à
l’avance l’endroit sacré. La personne en quête reste à cet endroit sacré
et prie pour une vision. Les visions lui viennent généralement sous
forme d’un animal et les rêves sont porteurs des visions les plus
puissantes.
A la fin de la Quête de Vision, les aides reviennent et ramènent la
personne en quête vers la hutte à sudation. La personne en quête raconte
tout ce qu’elle a vu et entendu au Wičasa Wakan qui interprète à son tour cette vision.